« VANITE, MENSONGE et ESPOIR » : lettre info AD Lyon / Grenoble 26 janvier 2023

« VANITE, MENSONGE et ESPOIR »

 

 Retraites, revalorisation ridicule, annonces Collège… La solution c’est l’ACTION !

26 Janvier 2023

 

 » You had me several years ago when I was still quite naive / Well you said that we made such a pretty pair and that you would never leave / But you gave away the things you loved / And one of them was me  / You’re so vain (you’re so vain) » .

 Carly Simon, « You’re so vain », album “No Secrets”, 1972.

 

« Les avantages du mensonge sont d’un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu’avec lui ».

 Denis Diderot, Le rêve de D’Alembert, 1769.

 

Chers collègues,

Le gouvernement persiste dans sa volonté d’imposer sa réforme scélérate des retraites. Non-dits, injustices voire mensonges en sont les caractéristiques principales. « Action et Démocratie CFE-CGC » s’oppose résolument à ce projet de société mortifère et se joint logiquement à la journée de grève et d’action du mardi 31/01. La vanité voire l’arrogance crasse de nos dirigeants actuels ne semblent plus avoir de bornes. Il est nécessaire de s’informer, de réfléchir, de débattre afin de s’opposer à la destruction méthodique de l’Education nationale actuelle. Nous y prenons toute notre part.

 

Sur d’autres sujets : la revalorisation salariale et notamment la « prime innovation », les annonces sur le collège… la méthode du pouvoir est la même et doit être dénoncée puis combattue.

 

Plus que jamais l’ESPOIR c’est de s’engager pour défendre notre mission et nos métiers, pour cela une seule solution rejoindre le syndicat qui fait le « pari de l’Intelligence », amplement illustré ci-dessous, « ACTION ET DEMOCRATIE CFE-CGC » !

 

Cette lettre d’information aborde, entre autres choses, ces sujets brûlants (textes issus d’AD national, AD Orléans-Tours, AD Reims, AD Dijon et AD Lyon). Cliquez sur les liens en orange…

 

I- Réflexion

Pour prendre un peu de recul sur l’actualité de l’Éducation Nationale et sur les grandes orientations pédagogiques du monde contemporain.

 

1) Retraites : l’inacceptable réforme. Chez « Action & Démocratie » on parle VRAI : NON nous n’acceptons pas cette réforme scélérate et nous expliquons clairement pourquoi. Le point avec ce texte de nos amis de Reims toujours valable pour la grève du 31/01.

 

2) L’usure professionnelle dans l’Education nationale. En lien avec la question brûlante des retraites nous demandons instamment le rétablissement de la Cessation progressive d’activité (CPA) ! Nos revendications.

 

3) Annonces sur le « Collège »: suppression de la Technologie en 6ème et consolidation Français/Maths illusoire :  Les annonces récentes sur le collège sont bien inquiétantes. Elles se concrétisent en ce moment avec l’arrivée des DHG dans les établissements et les consignes répercutées par des équipes de direction souvent déboussolées et, elles aussi, prises de court. Notre première analyse « à chaud ».

 

4) La « prime innovation » : une farce dont on ne se remet pas. Vous voulez effectuer votre travail honnêtement, tranquillement et sans chercher à vous « vendre » ?  Cette prime n’est PAS (PAP ?) pour vous ! Fin de la gestion centralisée des personnels, mise en concurrence des établissements et des professeurs : voilà vers quoi nous emmène Pap Ndiaye. Cela nous donne furieusement envie de (re) devenir un prof’ préhisto !!! 😂😠

 

5) Retour sur le fameux rapport Mc Kinsey sur l’Education Nationale à près de 500 000 euros !!! Un article éclairant de « Marianne » sur ce rapport très onéreux et qui préfigure mieux de ce que nos dirigeants appellent de leurs voeux pour l’enseignant du XXIème siècle ! Pour mémoire nous avions alerté sur ce point l’an dernier, avec une pointe d’humour (noir), dans une tribune AD Lyon : « Picsou et ses copains au Ministère : Mc Kinsey et Nicolas le Pantouflé »

 

II- Vie du syndicat

Pour se tenir informé des actions, des propositions et des succès d’A&D, à l’échelle nationale et académique.

 

1)  Action & Démocratie et la CFE-CGC s’associent au mouvement de grève du 31 janvier. Opposés aux grèves perlées qui n’ont jamais fait leurs preuves, nous nous sommes très rarement associés aux mouvements sans lendemains de ces dernières années. La situation est hors normes : la réforme des retraites qui s’annonce est une régression pour les personnels de l’Education nationale qui, à 64 ans et plus, ne se voient pas faire cours dans le climat scolaire français, connu pour être l’un des plus difficiles de l’OCDE.

 

2) Notre réflexion sur le fléau du harcèlement scolaire. Le suicide de Lucas, un adolescent de 13 ans, dans les Vosges, a relancé la question brûlante du harcèlement scolaire. A plusieurs reprises « Action et Démocratie » a tiré la sonnette d’alarme et dénoncé l’inaction du Ministère dans ce domaine, et pour cause : Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faut préalablement mettre fin à l’impunité dont jouissent généralement les élèves violents et au « pas-de-vague » qui gangrène tant d’établissements scolaires ! Tant que la lâcheté et la politique de l’autruche domineront, d’autres jeunes victimes le paieront de leur vie.

 

III- Bon à savoir

Des conseils, des outils juridiques, des lectures précises de nos textes de loi… pour ne pas être mis en difficulté au quotidien face aux injonctions parfois inconséquentes de votre hiérarchie et aux pressions toujours plus nombreuses des « parents d’élèves ».

 

1) Note de lecture : Camille Dejardin, professeur de philosophie, publie dans la collection « Tracts » de Gallimard un brûlot salutaire, Urgence pour l’école républicaine. A lire sans modération : un état des lieux impitoyable et des propositions de bon sens, parfois originales. En supplément, un lien vers son interview sur la chaîne MarianneTV (journal Marianne), au bas de la page 3.

 

2) Nos textes impérissables sont toujours utiles : servez-vous-en ! Voilà maintenant un an que nous concevons des ressources informatives ou juridiques destinées à durer dans le temps : évaluation « par compétences », harcèlement scolaire, protocole d’urgence pour la prise en charge des élèves malades, PAP… Les voici récapitulées dans un document unique.

 

 

Confraternellement,

Le président « Action & Démocratie CFE-CGC » dans les académies de Lyon et de Grenoble

Cédric BIEL

 

 

CONTACTS

Une visite sur le site internet académique :https://actionetdemocratie-lyon.fr/ 

Un mail à actionetdemocratie-lyon@laposte.net !

Ou sur les réseaux sociaux : Twitter Action et Démocratie Lyon / Facebook Action et Démocratie Lyon

Ou par téléphone : 06 25 72 46 36 (comme nous sommes très souvent en classe, n’hésitez pas à laisser à un message, nous rappelons systématiquement sous quelques heures).

Consultez aussi le site national : http://www.actionetdemocratie.com

 

Pour adhérer, cliquer ici.

 

Premières réflexions sur les annonces en Collège : suppression de la Technologie en 6ème, heures de consolidation Maths / Français…

Premières réflexions sur les annonces en Collège : suppression de la Technologie en 6ème, heures de consolidation Maths / Français…

 

Les annonces récentes sur le collège sont bien inquiétantes. Elles se concrétisent en ce moment avec l’arrivée des DHG dans les établissements et les consignes répercutées par des équipes de direction souvent déboussolées et, elles aussi, prises de court.

 

A chaud, et à la lumière des informations qui nous arrivent du terrain, nous établissons un diagnostic bien sévère de ces annonces très médiatiques à destination du grand public… Dans la réalité, et en grattant un peu, suintent de ce projet fétide plutôt la tambouille, le mépris des personnels et la volonté d’une école de plus en plus « managée ». Le résultat est connu d’avance : bien loin de l’espoir d’un redressement on y trouvera le mal-être de tous (élèves comme personnels) et des résultats décevants voire une aggravation du problème. Mais on aura entre-temps abusé la confiance du bas peuple… : « Dormez tranquilles esprits simples ! » semblent nous dire avec le sourire le Ministre et ses affidés…

 

Voici nos premiers constats et analyses en attendant d’ici peu de faire des contre-propositions lucides, basées sur l’expérience de terrain et non démagogiques.

 

1) Suppression sans concertation et pleine de mépris pour les collègues concernés d’une heure de Technologie en 6ème.

 

2) Mise en place d’une heure de consolidation ou approfondissement Maths / Français mais selon des modalités ubuesques voire démoniaques…

 

3) Annonce en filigrane de dispositifs nouveaux et complètement « hors-sol » voire dangereux : « découverte des métiers en 5eme », polyvalence des personnels (quid de l’avenir de nos « statuts » ?), création possible de moyens de remplacement par la transformation de postes fixes de collègues en potentiels TZR (au moins sur une partie de leur service).

 

4) Dispositifs en barrettes qui vont alourdir les EDT des enseignants et des élèves et permettre une gestion managériale des collègues (potentiellement « coincés » dans les établissements de 8h30 à 17h30 toute la journée et donc présents pour d’autres « missions »).

 

5) Comme à Amiens perspective d’échanges de services entre PE et professeurs du secondaire… On croit rêver !

 

6) Pilotage au local renforcé, nouvelle autorités intermédiaires : intervention des IEN dans les missions des professeurs de collège etc…. Pandémie de « réunionnite » à l’horizon ! (pas de vaccin découvert par la science à ce jour malheureusement…).

 

7) Dispositifs mis en place sur des créneaux (le mercredi ?, le soir ?) pour faire intervenir prioritairement les PE (payés moins chers en heures supplémentaires…), perspective de réunions multiples non payées… par exemple pour harmonisation PE / professeurs, voire entre enseignants effectuant la mission de consolidation et le professeur de Français ou de Maths de la classe…

 

 

On le voit le ciel se charge de noirs nuages pour le Collège… « Action et Démocratie CFE-CGC » s’y oppose farouchement et proposera bientôt d’autres solutions marquées du sceau du bon sens, de l’exigence et de l’expérience de terrain.

Picsou et ses copains au Ministère : Mac Kinsey et Nicolas le Pantouflé…

Picsou et ses copains : Mac Kinsey et Nicolas le Pantouflé…

Article initialement diffusé en janvier 2022.

 

Rien de neuf sous le soleil bien pâle du syndicalisme (notamment celui de l’Education Nationale)… Du neuf il y en a pourtant dans les dernières informations nous revenant de la rue de Grenelle. Outre l’escapade majorquine de notre sémillant ministre il nous apparaît opportun de revenir sur quelques points qui nous semblent illustrer le bateau ivre de la « gouvernance » de notre Ministère.

 

1) Les personnels de l’Education Nationale ont appris il y a quelques jours en même temps que la France entière, que le ministère avait versé au cabinet Mac Kinsey France une somme d’environ 500 000 euros dont le bénéficiaire n’est toujours pas capable de dire à ce jour à quoi elle a véritablement servi. Plus précisément, lors de son  audition le 18 janvier 2022 par la commission sénatoriale ad hoc, à la question posée par la sénatrice Eliane Assassi (lien vidéo disponible ici) en sa qualité de rapporteur lui demandant à quoi avait abouti sa mission après avoir « obtenu un contrat d’un montant de 496 800 euros pour évaluer les évolutions (sic) du métier d’enseignant », Monsieur Karmi Tadjeddine, co-dirigeant dudit cabinet Mac Kinsey France, a répondu (verbatim) qu’il s’agissait « d’accompagner la DITP pour organiser un séminaire qui était prévu pour réfléchir aux grandes tendances du marché (sic) des métiers de l’enseignement et à ce titre quelles pouvaient être (sic) les réflexions autour du métier d’enseignant ». Et d’ajouter : « nous avons accompagné la DITP dans cette réflexion », effectué des « travaux de comparaison internationale (benchmarking) », « analysé les évolutions » afin de « réfléchir à des thèmes de réflexion » (sic) !

 

Le Picsou du Ministère a donc versé à un cabinet de conseil près d’un demi-million d’euros pour qu’il réfléchisse à des thèmes de réflexion et qu’il organise un séminaire ! C’est du moins ce que prétend l’entreprise bénéficiaire de cet argent, qui est l’argent des Français, rappelons-le…

 

Ces révélations provoquent la nausée et l’écœurement, car nous savons déjà très bien que c’est dans le cadre d’un soi-disant Grenelle où ont été invités les premiers venus et les moins autorisés à parler intelligemment du métier d’enseignant que le cabinet Mac Kinsey France a reçu un demi-million d’euros pour faire trois affiches destinées à persuader l’opinion que le Ministre avait revalorisé de « manière historique » le salaire des enseignants en l’augmentant en moyenne de 23 euros bruts par mois !

 

2) Picsou, pingre avec le « petit personnel », s’est montré bien plus prodigue avec d’autres : il a généreusement récompensé ses cadres en fin d’année à coup de primes conséquentes (jusqu’à 50 000 euros pour un recteur) pour avoir servilement appliqué sa politique et parfois réprimé les contestations des « gueux » des salles des profs et plus largement de « Ceux du terrain » : enseignants, AESH, Vie scolaire, administratifs, personnels techniques et de services… De belles carrières se font aujourd’hui au sommet de la pyramide : rapides, sans forcément les titres universitaires requis… (se référer à certaines nominations de recteurs) si on appartient aux bons réseaux et que l’on ne s’étouffe pas de certains arrangements avec sa conscience (voir les multiples affaires de répression de collègues pour des motifs ubuesques récemment : Jean-Christophe Peton à Besançon, William Thibault à Nantes, Matthieu Faucher à Malicornay…).

 

3) Des petits recasages de copains en galère aussi comme l’atteste la récente nomination du nouveau chef de cabinet de M. Blanquer : le distingué Nicolas le Pantouflé, un ancien député habitué à quémander des « cadeaux » aux ambassadeurs du Qatar à Paris (article de Challenges)  et régulièrement retoqué pour des conflits d’intérêts par les plus hautes autorités de l’Etat (article de Marianne).

 

Citons simplement « Marianne » dans son article du 30/12/2021 : « Tout est bien qui finit bien. Après une tentative de pantouflage ratée en raison de risques de conflit d’intérêts, Nicolas Bays, ex-conseiller et compagnon de la ministre de l’Industrie d’Agnès Pannier-Runacher, s’est finalement trouvé une place au soleil : ce jeudi 30 décembre, le Journal officiel annonce en effet sa nomination comme chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. L’ancien député socialiste du Pas-de-Calais avait dû démissionner de son poste de chef de cabinet de la ministre de l’Industrie lorsque cette dernière avait, en avril dernier, donné son adresse lors du dépôt de sa candidature aux élections régionales dans les Hauts-de-France. Depuis décembre 2020, ce concubinage est en effet incompatible avec la loi, qui interdit à un ministre d’employer son conjoint.

 

Mais les malheurs du nouveau « dircab » de Picsou ne s’étaient pas arrêtés là : « Alors qu’il ambitionnait de se faire embaucher par le leader mondial des semi-conducteurs, le Grenoblois Soitec, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique avait recalé sa demande. Le Conseil d’État enfonçait le clou sur ce recasage, en soulignant que, de par ses anciennes fonctions, Nicolas Bays « avait été en position de connaître l’ensemble des sujets évoqués et d’influer sur les décisions prises » dans le domaine des composants électroniques, notamment soutenu par un plan d’aides publiques de l’État de 900 millions d’euros, Nano 2022. Selon les magistrats, sa reconversion présentait donc « un risque déontologique important ».

 

On rappellera que cette pratique du « pantouflage »  consiste pour un haut fonctionnaire à passer du public au privé pour obtenir un salaire souvent plus attractif en sachant faire jouer son « réseau » et en mettant en avant ses « compétences » (souvent acquises par sa formation et ses fonctions dans le… public). Les « gueux des salles des profs », les personnels de terrain… si souvent culpabilisés par leurs autorités de tutelle apprécieront toute la grandeur morale des nouveaux prestataires de service de l’Education Nationale…

 

On le voit le temps des « politichiens » comme le disait jadis De Gaulle n’est pas terminé au bon royaume de Grenelle. Les tenants de la forteresse et leurs affidés sont prêts à accueillir de nouveaux stipendiés…. Cela pourra toujours servir dans le futur…L’argent public n’est pas rare pour tous en ce bas monde… Les personnels « choyés » et « revalorisés de manière historique » apprécieront (graphique salaires profs)…

 

« Action et Démocratie CFE-CGC » dit les choses et ne cherche pas à engager les personnels dans des combats mal préparés et voués à l’échec. D’autres actions sont possibles, nous les menons au quotidien, rejoignez-nous !

AD Grenoble Face à la prime « innovation » : Redevenir (presque) le prof préhisto ?

Face à la prime « innovation » :  Redevenir (presque) le prof préhisto ? 

 

« Projets bidons, copinages et cours de frime / Ça n’est pas une place pour moi / Mensonges gris aux apprenants et concurrence pour la prime / Vraiment pas une place pour moi / Smileys roses et cent items à cocher avant d’dormir / Ça n’est pas une vie pour moi / Prozac en intraveines, pâtes et riz pour se nourrir / Vraiment pas une vie pour moi / J’en ai marre, j’en ai marre de lire des trucs moches dans les B.O. / J’en ai marre, très, très marre qu’on m’dise c’qui est neuf ou ce qui est beau / J’veux partir / Redevenir le prof préhisto / Sans gommettes sans pipeau / Jouer du tam, tam, tam, tam, tam ».

D’après Michel Polnareff, « Tam tam », album “Bulles”, 1981.

 

« C’est nous qui passons quand nous disons que le temps passe ».

Henri Bergson, Durée et Simultanéité, 1922.

 

 

  Dans son édition du 6 décembre dernier le journal « Les Echos » (lien ici) nous annonce « qu’une prime devrait être accordée aux enseignants qui s’investissent dans un projet d’innovation pédagogique. D’un montant annuel de 250 à 1.500 euros, elle serait versée en début d’année prochaine, préfigurant le futur « pacte » enseignant promis par Emmanuel Macron ».

 

On le voit « l’individualisation des carrières », la « personnalisation des parcours » voilà ce qu’on entend par REVALORISATION du côté de la rue de Grenelle, et plus prosaïquement des « technos » du Ministère cadrés par les oukases de Bercy. Bien loin des promesses (déjà maigres) de revalorisation pour tous, d’ailleurs depuis démenties par le Mandrake de l’Education Nationale, celui qui transforme les étrennes en gifles, le triste Pap Ndiaye. C’est la volonté d’en finir avec la gestion collective des personnels, de mettre en place une concurrence entre les établissements (et même en leur sein entre les agents), de créer un climat où chacun sera tellement occupé à défendre ses intérêts particuliers qu’il ne sera plus jamais question de s’opposer à des décisions mortifères pour l’Ecole et plus largement notre jeunesse, par fatigue ou par peur. Et, last but not least, de rémunérer ces quelques « pourboires » par des primes non prises en compte pour la retraite…

 

« L’Ecole, une institution asphyxiée par la réforme » écrivait notre vice-président René Chiche dans Marianne l’an passé. Outre le fait de réaffirmer, utilement, que l’Ecole n’est pas « un service public d’Education » mais bien une « Institution » (ce qui n’est pas, et de loin, la même chose) il nous rappelait ainsi que le temps éducatif est celui du temps long. Les « réformes » permanentes et cycliques, au gré de Ministres de rencontre, jamais évaluées mais toujours présentées comme « innovantes » constituent l’aveu d’une impuissance manifeste doublée d’une arrogance crasse. Pensons à la mascarade de la réforme du collège (déjà !) en 2016 puis à celle qui ravage les lycées et leur organisation actuellement. Soyons plus humbles et réfléchissons bien avant toute mesure envisagée pour notre Ecole. Comme disait Bergson : « C’est nous qui passons quand nous disons que le temps passe ». Ne nous croyons pas toujours plus avisés que nos prédécesseurs à priori. En vérité la pierre angulaire de l’Ecole doit être l’Exigence. Les résultats et les parcours ne prendront pas la même forme pour tous : et alors ? Le but n’est pas l’illusion d’une « réussite » reposant sur des mensonges et des diplômes en chocolat. Il est bien plus de donner à chacun la possibilité de développer au plus haut ses capacités, de toutes sortes, et dans le domaine qu’il aura choisi en toute conscience. Et cela c’est possible !

 

La première pierre à poser, bien loin d’une énième réforme « innovante », est de fournir les meilleurs maîtres à notre jeunesse. Des concours exigeants, des professeurs bien formés et respectés pour leur haut niveau de connaissances, bien payés et bien traités par leur hiérarchie. Et à qui « l’on fichera la paix ».  Il n’y aura plus alors, soyez-en assurés, de « crise de recrutement » et les meilleurs étudiants voudront devenir enseignants. La deuxième consiste à graver une règle d’or dans le Code de l’éducation pour assurer à nos enfants des conditions d’étude correctes avec des classes à effectifs raisonnables. Les comparaisons européennes font à cet égard froid dans le dos. Que nos dirigeants prennent ces deux décisions et la très grande majorité des problèmes sera résolue. Mais finalement peut-être est-ce trop simple ? trop « conservateur » ? Serions-nous des « préhistos » ?

 

La vérité est bien sûr ailleurs. C’est à chaque enseignant de décider de sa pratique, nous sommes et seront toujours des artisans soucieux de faire bon ouvrage. L’interdisciplinarité, l’ouverture à d’autres manières d’enseigner, le recours à des « projets » ? Pourquoi pas ? Mais cela doit être laissé à l’arbitrage de l’expert : le professeur dans la salle de classe. Et en aucun cas le prétexte à une concurrence malsaine attisée par la paupérisation de toute une profession savamment tue voire niée depuis des décennies. « Ceux du terrain » le savent bien. C’est NOUS qui, in fine, avons les clés de l’avenir du pays. On ferait bien de s’en souvenir.

 

« Action et Démocratie CFE-CGC » s’oppose une nouvelle fois à cette « réformite » permanente, maladie dégénérative de l’Education nationale (dont le vaccin reste à découvrir…) issue de « l’alliance objective entre des adversaires apparents : les promoteurs de ces réformes voulant mettre à bas le supposé élitisme français reposant sur les humanités classiques et les utilitaristes pour qui ces vieilleries ne servent à rien au regard de l’unique impératif : produire une main d’œuvre adaptée dans la compétition mondiale » pour citer un récent éditorial de Natacha Polony. Elle augure d’un avenir morose pour les personnels entre futur « pacte » attrape-gogos et innovation « piège à c… ». Ni « idiots utiles » ni opposants systématiques nous continuons de faire le « Pari de l’Intelligence » afin de construire un syndicalisme sans idéologie et au plus proche des attentes des personnels. Et il ne faudra donc pas compter sur nous pour avaliser ces projets de réforme porteurs de sombres sous-entendus et annonciateurs de lendemains pénibles.

 

 

BILAN DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES dans l’académie de Grenoble pour notre syndicat :

 

« Action et Démocratie CFE-CGC » Grenoble obtient dès sa première participation plusieurs centaines de voix ! (à titre de comparaison déjà l’équivalent d’ 1/3 de syndicats bien plus « installés » comme la CGT ou le SNE par exemple).

 

MERCI A TOUS !

 

Pas de sièges pour « Action et Démocratie CFE-CGC » au CSA de l’Académie de Grenoble mais un score très encourageant pour une première participation ! Cela ne fait cependant pas obstacle à notre droit d’agir notamment pour l’accompagnement des collègues qui contesteraient une décision administrative. Notre syndicat a obtenu ce droit devant le Conseil d’état qui a été élargi par le Conseil Constitutionnel (lien ici). Et oui, AD ne se contente pas de protestations de pure forme, de postures médiatiques ou simplement d’appels récurrents à des journées de grève d’une journée vouées à l’échec ! Nous n’hésitons pas à saisir les plus hautes juridictions de l’Etat afin de défendre les intérêts des personnels lorsque le Ministère s’affranchit des règles élémentaires du droit ! Nous sommes encore jeunes dans l’académie, pas encore implantés partout mais résolument sur la voie de l’ACTION pour refaire de l’Education nationale une fierté partagée et remettre en place une Ecole qui INSTRUISE !

 

Merci aux collègues qui ont accepté de figurer sur nos listes, ont contribué à notre campagne, ont voté et fait voter pour nous ! Merci aussi aux amis de la confédération CFE-CGC Auvergne-Rhône-Alpes pour leur soutien. Ces résultats nous obligent et décuplent notre volonté de nous engager au service des collègues, toujours plus nombreux, qui nous rejoignent. Le bureau académique appelle l’ensemble des collègues qui ont voté pour nous et/ou qui ont montré de l’intérêt pour nos actions et propositions à nous REJOINDRE !

 

Le bureau académique « Action et Démocratie CFE-CGC » Grenoble adresse à l’ensemble des collègues ses meilleurs voeux pour la nouvelle année ! Elle sera très vraisemblablement rude mais aussi passionnante. Nous prendrons évidemment toute notre place dans les grands débats qui s’annoncent.

 

L’ensemble de nos articles est disponible ici : lien lettres infos AD Lyon / Grenoble

L’ensemble de nos vidéos est disponible ici (humour de basse qualité garanti !) : lien vidéos AD Lyon / Grenoble

 

CONTACTS

 

Une visite sur le site internet de la région académique :https://actionetdemocratie-lyon.fr/

 

Un mail à : actionetdemocratie-grenoble@laposte.net !

 

Ou sur les réseaux sociaux : Twitter Action et Démocratie Grenoble

 

Ou par téléphone : 06 25 72 46 36 (comme nous sommes très souvent en classe, n’hésitez pas à laisser à un message, nous rappelons systématiquement sous quelques heures).

 

Consultez aussi le site national : http://www.actionetdemocratie.com

Face à la prime « innovation » : Redevenir (presque) le prof préhisto ?

Face à la prime « innovation » :  Redevenir (presque) le prof préhisto ? 

 

« Projets bidons, copinages et cours de frime / Ça n’est pas une place pour moi / Mensonges gris aux apprenants et concurrence pour la prime / Vraiment pas une place pour moi / Smileys roses et cent items à cocher avant d’dormir / Ça n’est pas une vie pour moi / Prozac en intraveines, pâtes et riz pour se nourrir / Vraiment pas une vie pour moi / J’en ai marre, j’en ai marre de lire des trucs moches dans les B.O. / J’en ai marre, très, très marre qu’on m’dise c’qui est neuf ou ce qui est beau / J’veux partir / Redevenir le prof préhisto / Sans gommettes sans pipeau / Jouer du tam, tam, tam, tam, tam ».

D’après Michel Polnareff, « Tam tam », album “Bulles”, 1981.

 

« C’est nous qui passons quand nous disons que le temps passe ».

Henri Bergson, Durée et Simultanéité, 1922.

 

 

Dans son édition du 6 décembre dernier le journal « Les Echos » (lien ici) nous annonce « qu’une prime devrait être accordée aux enseignants qui s’investissent dans un projet d’innovation pédagogique. D’un montant annuel de 250 à 1.500 euros, elle serait versée en début d’année prochaine, préfigurant le futur « pacte » enseignant promis par Emmanuel Macron ».

 

 On le voit « l’individualisation des carrières », la « personnalisation des parcours » voilà ce qu’on entend par REVALORISATION du côté de la rue de Grenelle, et plus prosaïquement des « technos » du Ministère cadrés par les oukases de Bercy. Bien loin des promesses (déjà maigres) de revalorisation pour tous, d’ailleurs depuis démenties par le Mandrake de l’Education Nationale, celui qui transforme les étrennes en gifles, le triste Pap Ndiaye. C’est la volonté d’en finir avec la gestion collective des personnels, de mettre en place une concurrence entre les établissements (et même en leur sein entre les agents), de créer un climat où chacun sera tellement occupé à défendre ses intérêts particuliers qu’il ne sera plus jamais question de s’opposer à des décisions mortifères pour l’Ecole et plus largement notre jeunesse, par fatigue ou par peur. Et, last but not least, de rémunérer ces quelques « pourboires » par des primes non prises en compte pour la retraite…

 

« L’Ecole, une institution asphyxiée par la réforme » écrivait notre vice-président René Chiche dans Marianne l’an passé. Outre le fait de réaffirmer, utilement, que l’Ecole n’est pas « un service public d’Education » mais bien une « Institution » (ce qui n’est pas, et de loin, la même chose) il nous rappelait ainsi que le temps éducatif est celui du temps long. Les « réformes » permanentes et cycliques, au gré de Ministres de rencontre, jamais évaluées mais toujours présentées comme « innovantes » constituent l’aveu d’une impuissance manifeste doublée d’une arrogance crasse. Pensons à la mascarade de la réforme du collège (déjà !) en 2016 puis à celle qui ravage les lycées et leur organisation actuellement. Soyons plus humbles et réfléchissons bien avant toute mesure envisagée pour notre Ecole. Comme disait Bergson : « C’est nous qui passons quand nous disons que le temps passe ». Ne nous croyons pas toujours plus avisés que nos prédécesseurs à priori. En vérité la pierre angulaire de l’Ecole doit être l’Exigence. Les résultats et les parcours ne prendront pas la même forme pour tous : et alors ? Le but n’est pas l’illusion d’une « réussite » reposant sur des mensonges et des diplômes en chocolat. Il est bien plus de donner à chacun la possibilité de développer au plus haut ses capacités, de toutes sortes, et dans le domaine qu’il aura choisi en toute conscience. Et cela c’est possible !

 

La première pierre à poser, bien loin d’une énième réforme « innovante », est de fournir les meilleurs maîtres à notre jeunesse. Des concours exigeants, des professeurs bien formés et respectés pour leur haut niveau de connaissances, bien payés et bien traités par leur hiérarchie. Et à qui « l’on fichera la paix ».  Il n’y aura plus alors, soyez-en assurés, de « crise de recrutement » et les meilleurs étudiants voudront devenir enseignants. La deuxième consiste à graver une règle d’or dans le Code de l’éducation pour assurer à nos enfants des conditions d’étude correctes avec des classes à effectifs raisonnables. Les comparaisons européennes font à cet égard froid dans le dos. Que nos dirigeants prennent ces deux décisions et la très grande majorité des problèmes sera résolue. Mais finalement peut-être est-ce trop simple ? trop « conservateur » ? Serions-nous des « préhistos » ?

 

La vérité est bien sûr ailleurs. C’est à chaque enseignant de décider de sa pratique, nous sommes et seront toujours des artisans soucieux de faire bon ouvrage. L’interdisciplinarité, l’ouverture à d’autres manières d’enseigner, le recours à des « projets » ? Pourquoi pas ? Mais cela doit être laissé à l’arbitrage de l’expert : le professeur dans la salle de classe. Et en aucun cas le prétexte à une concurrence malsaine attisée par la paupérisation de toute une profession savamment tue voire niée depuis des décennies. « Ceux du terrain » le savent bien. C’est NOUS qui, in fine, avons les clés de l’avenir du pays. On ferait bien de s’en souvenir.

 

« Action et Démocratie CFE-CGC » s’oppose une nouvelle fois à cette « réformite » permanente, maladie dégénérative de l’Education nationale (dont le vaccin reste à découvrir…) issue de « l’alliance objective entre des adversaires apparents : les promoteurs de ces réformes voulant mettre à bas le supposé élitisme français reposant sur les humanités classiques et les utilitaristes pour qui ces vieilleries ne servent à rien au regard de l’unique impératif : produire une main d’œuvre adaptée dans la compétition mondiale » pour citer un récent éditorial de Natacha Polony. Elle augure d’un avenir morose pour les personnels entre futur « pacte » attrape-gogos et innovation « piège à c… ». Ni « idiots utiles » ni opposants systématiques nous continuons de faire le « Pari de l’Intelligence » afin de construire un syndicalisme sans idéologie et au plus proche des attentes des personnels. Et il ne faudra donc pas compter sur nous pour avaliser ces projets de réforme porteurs de sombres sous-entendus et annonciateurs de lendemains pénibles.

 

 

BILAN DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES dans l’académie de Lyon pour notre syndicat :

 

« Action et Démocratie CFE-CGC » gagne plus de 200 voix par rapport à 2018 (+ 200 % !). C’est la meilleure progression en voix de l’Académie pour les listes déjà présentes en 2018 ! « Action et Démocratie CFE-CGC », une progression fulgurante à LYON ! Nombre de voix récoltées X 3 soit + 200 % aux élections professionnelles par rapport à 2018 ! MERCI A TOUS !

 

Pas de sièges pour « Action et Démocratie CFE-CGC » au CSA de l’Académie de Lyon mais la plus forte progression des syndicats de l’Académie pour les listes déjà présentes en 2018 ! Cela ne fait cependant pas obstacle à notre droit d’agir notamment pour l’accompagnement
des collègues qui contesteraient une décision administrative. Notre syndicat a obtenu ce droit devant le Conseil d’état qui a été élargi par le Conseil Constitutionnel (lien ici). Et oui, AD ne se contente pas de protestations de pure forme, de postures médiatiques ou simplement d’appels récurrents à des journées de grève d’une journée vouées à l’échec ! Nous n’hésitons pas à saisir les plus hautes juridictions de l’Etat afin de défendre les intérêts des personnels lorsque le  Ministère s’affranchit des règles élémentaires du droit ! Nous sommes encore jeunes dans l’académie, pas encore implantés partout mais résolument sur la voie de l’ACTION pour refaire de l’Education nationale une fierté partagée et remettre en place une Ecole qui INSTRUISE !

 

Merci aux collègues qui ont accepté de figurer sur nos listes, ont contribué à notre campagne, ont voté et fait voter pour nous ! Merci aussi aux amis de la confédération CFE-CGC Auvergne-Rhône-Alpes pour leur soutien. Ces résultats nous obligent et décuplent notre volonté de nous engager au service des collègues, toujours plus nombreux, qui nous rejoignent. Le bureau académique appelle l’ensemble des collègues qui ont voté pour nous et/ou qui ont montré de l’intérêt pour nos actions et propositions à nous REJOINDRE !

 

Le bureau académique « Action et Démocratie CFE-CGC » Lyon adresse à l’ensemble des collègues ses meilleurs voeux pour la nouvelle année ! Elle sera très vraisemblablement rude mais aussi passionnante. Nous prendrons évidemment toute notre place dans les grands débats qui s’annoncent.

 

L’ensemble de nos articles est disponible ici : lien lettres infos AD Lyon

L’ensemble de nos vidéos est disponible ici (humour de basse qualité garanti !) : lien vidéos AD Lyon

 

Pour tout renseignement supplémentaire, allez sur le site d’Action et Démocratie Lyon où vous trouverez les documents susmentionnés ainsi que les coordonnées de contact académique et les liens pour vous syndiquer : https://actionetdemocratie-lyon.fr/

 

Visitez aussi le site national d’Action et Démocratie, un syndicat neuf, une voix différente : https://actionetdemocratie.com/

Ensemble, nous pouvons faire changer les choses, rompre avec la morosité ambiante et retrouver le sens de nos métiers.

 

Consultez notre revue « Le Pari de l’Intelligence » en ligne ici : https://actionetdemocratie.com/le-pari-de-lintelligence-n3-aout-2022/

 

 

CONTACTS

 

Une visite sur le site internet académique : https://actionetdemocratie-lyon.fr/ 

 

Un mail à actionetdemocratie-lyon@laposte.net !

 

Ou sur les réseaux sociaux : Twitter Action et Démocratie Lyon / Facebook Action et Démocratie Lyon

 

Ou par téléphone : 06 25 72 46 36 (comme nous sommes très souvent en classe, n’hésitez pas à laisser à un message, nous rappelons systématiquement sous quelques heures).

 

Consultez aussi le site national : http://www.actionetdemocratie.com

 

Du rififi dans l’académie d’Orléans-Tours !

Coïncidence ? Le recteur d’Orléans-Tours débarqué en décembre !

  Nommé en juillet 2022 recteur de la région académique Centre Val de Loire, Alain Ayong Le Kama est limogé.

Il avait été nommé recteur de Guyane par F. Hollande en janvier 2017. Il sera resté moins de 6 mois recteur d’Orléans Tours, ce qui est rarissime.

Le 30 novembre j’ai accompagné un collègue PERDIR au ministère pour faire reconnaitre que ses droits élémentaires ont été bafoués notamment en métropole puis en Guyane. Nous avons évoqué sans détours les agissements de ce Recteur et son management excessif. Le recteur est révoqué en un mois et notre collègue se voit proposer une promotion de proviseur à Wallis et Futuna.

Justice est faite ?

« Il était venu pour demander «réparation». On pourrait croire qu’il s’agit de mettre fin à une atteinte au droit et de restaurer un équilibre qui serait le simple retour à un statu quo !
C’est oublier que si l’on demande réparation, c’est qu’il y a blessure. Parce que l’homme n’est pas une balance Roberval, la remise à niveau des deux plateaux ne suffit pas. Elle ne constitue qu’une remise à l’identique, une façon de mettre fin à une atteinte juridique.
La justice est un mot qui se demande toujours s’il doit prendre ou non une majuscule. L’injustice n’a pas ce genre de préoccupation: c’est une atteinte subie par l’individu au plus intime de lui-même. L’injustice ne connaît pas de demi-mesure. Ce qui est injuste est toujours profondément injuste. Il ne s’agit pas d’honneur, mais de survie.
L’honneur, ça se lave, ça ne se repasse pas. C’est une réparation immédiate. Après, on n’y pense plus, sauf à devenir un ruminant. La survie, elle, est un combat de longue haleine: il s’agit de restaurer un équilibre physiologique détruit.

Combien de collègues ont souffert d’injustices qui laisseront des marques indélébiles provoquées par des minables ou des malfaisants qui doivent être punis ?

De nouvelles mises au point s’imposeront en 2023.

Notre syndicat « Action et Démocratie CFE-CGC » continuera d’avancer !

Walter Ceccaroni, président national.